La loi civile, malgré ses prétentions, n’a aucun pouvoir direct sur le lien conjugal, lequel dépend uniquement de la libre volonté des contractants. Ce n’est donc pas l’officier civil qui marie les conjoints, mais eux-mêmes qui restent seuls responsables de leur détermination.

L’officier d’état civil, le maire dans l’occurrence, se contente de constater l’existence et la validité du contrat afin d’en tirer les conséquences qui en résultent, notamment en ce qui concerne les biens des époux, leur situation juridique et celle des enfants. Ayant constaté le mariage, la société civile est tenue de protéger la société familiale qui vient de se fonder et d’intervenir au cas où il y aurait lieu de suppléer aux défaillances et aux abus toujours possibles des parents.

C’est donc par un excès de pouvoir que la société civile s’est arrogé le droit de faire et de défaire les mariages. Le divorce et le mariage des divorcés sont en contradiction flagrante avec les exigences du contrat sur lequel repose la société familiale.