L’éducation n’est point un système compliqué de commandements, de permissions et de défenses. Si les commandements doivent jouer leur rôle, surtout au cours des premières années, ils ne remplaceront jamais la confiance seule capable d’éveiller chez l’enfant l’amour du bien qu’on désire lui inculquer.

La confiance n’implique pas l’abdication de l’autorité, bien au contraire. L’enfant gâté n’est pas un enfant confiant. La sévérité pourvu qu’elle soit tempérée par la tendresse ne gêne pas la confiance, à condition que l’enfant ait le sentiment qu’on ne l’a jamais trompé, qu’on s’est appliqué à l’aider en toutes circonstances et qu’on lui a donné les encouragements dont sa faiblesse ne peut se passer.