L’amour implique comme une alternance de la joie et de la souffrance. Nous en avons une première preuve dans le fait que les joies de l’union conjugale se transforment normalement en un enfantement douloureux pour la mère et dans l’obligation pour le père de respecter pour un temps par la continence celle qui vient de mettre au monde un enfant. Et il en sera toujours ainsi : la joie de la paternité sera suivie des soucis de l’éducation ; mais les soucis de l’éducation prépareront à leur tour la fierté de voir grandir les qualités et les vertus des enfants auxquels on aura consacré le meilleur de soi. 

Ceux-là se trompent étrangement qui croient pouvoir séparer l’amour des dévouements qui le doivent porter à se dépasser constamment lui-même.

C’est pourquoi il importe de préciser quelles sont les conditions grâce auxquelles les époux parviendront à s’aimer tous les jours davantage.