Le mariage confère aux époux, comme nous l’avons vu, un droit réciproque sur leurs corps ; il implique l’obligation de s’entraider moralement et matériellement tout le long de la vie conjugale.

Tous les deux sont responsables, au même titre, de l’éducation des enfants. Ils sont donc tenus de s’entendre chaque fois qu’il y aura lieu de prendre des déterminations au sujet de cette éducation.

Encore que le père soit constitué, par Dieu, chef suprême de la famille, son autorité n’est moralement légitime qu’autant qu’elle s’exerce selon les lois de la morale et pour le bien commun des membres de la société familiale.

Il est responsable devant Dieu des abus qu’il pourrait commettre à ce sujet.

Si les qualités masculines confèrent au mari la primauté du commandement ; les qualités féminines confèrent à la femme la primauté de l’amour.

L’amour tempère ce que le commandement pourrait avoir d’excessif et le commandement tempère les faiblesses possibles du sentiment.

Toutes difficultés au sujet du rôle réciproque des époux tendent à disparaître dans la mesure même où ils se portent respect et amour mutuels. Leur volonté, leur intelligence et leur cœur collaborent sans heurt à la bonne harmonie du foyer. Les problèmes sont résolus d’un commun accord, chacun s’appliquant à reconnaître le bien-fondé des avis et des réflexions de l’autre.

Cette harmonie exige un grand détachement de soi et l’unique souci de contribuer au bien général de la famille.