L’amour n’est pas une satisfaction des sens ; pas plus qu’un rêve romanesque. Il est un sentiment fort et profond, le don généreux et durable d’un seul homme à une seule femme et d’une seule femme à un seul homme. Il exige que chacun donne à l’autre le meilleur de soi, s’applique à lutter contre les défauts qui font obstacle à l’harmonie conjugale, conquiert les qualités et les vertus qui enrichissent l’amour et lui donnent toute sa valeur morale et spirituelle.

Le véritable amour ne se confond pas, comme le croient trop souvent les jeunes, avec une béatitude sans mélange. Il est fait de joies et de peines, d’épanouissement et de sacrifices. Ceux qui prétendent n’en prendre que les joies, le tuent par avance ; alors que ceux qui en acceptent les charges et les soucis le garantissent contre les égoïsmes de la passion et les difficultés de la vie.