Le choix peut être faussé de bien des manières. D’abord parce que l’on se préoccupe davantage des qualités physiques que des qualités morales. Le plaisir que l’on escompte en présence d’une «belle personne» enlève à l’esprit sa liberté d’examen et de jugement; il empêche de voir la personne telle qu’elle est, avec ses qualités et ses défauts ; il nous porte à oublier que les satisfactions des sens sont variables et inconstantes et que le bonheur réside bien davantage dans l’union des cœurs et des volontés soucieuses d’un même idéal moral.